vendredi 10 octobre 2014

"La troisième oreille et autres textes" by Bryan Lewis Saunders (Rip on/off)

 

Bryan Lewis Saunders

La troisième oreille et autres textes


Vernissage du livre de Bryan Lewis Saunders le jeudi 16 octobre 2014 à 22 heures au LUFF, Casino de Montbenon, Lausanne.

« Ma première nuit de sortie en ville depuis des années, et la première chose que je fais, c’est de poignarder quelqu’un. » (Bryan Lewis Saunders) Sortie du 7e volume de la collection d’écrits d’artistes sonores Rip on/off. Les traducteurs se sont plongé dans l’univers « white trash » de Saunders, scotchés par son stand-up tragique au LUFF 2013. Miroir d’une double violence, d’un univers social d’abord et d’un rapport à soi ensuite, ses textes hybrides sont accompagnés de dessins, d’écrits d’Agnès Giard, de Lionel Bize et d’un CD feat. Anton Mobin.

Avec le soutien du Fonds des Publications de l’Université de Lausanne et de la Fondation Michalski pour l’Ecriture et la Littérature.


Plus d'infos sous peu !

jeudi 2 octobre 2014

ZOVIET COSMOS à Royère de Vassivière (03.10.2014)


Vendredi 3 octobre - 21h30 : cine-concert
23460 Royère de Vassivière
ZOVIET COSMOS

Images Issues de films d’exploration spatiale russe des années 50/60 accompagnées par Der Kommissar, Jean Bender, Extrasystole, Sarah Mönn, DMC, AxDelbor, Carlos Groënland, Ayato & Anton Mobin.

« Les Américains ont marché les premiers sur la Lune et anéanti les espoirs socialistes d’une Union Soviétique du Cosmos. Pire, ils ont aussi gagné la guerre des images, en récupérant, pillant et rachetant pour une poignée de kopecks les droits des films russes. Qui connaît Pavel
Klushantsev, ses trucages et ses plans réalisés dix ans avant « L’odyssée de l’espace » ?
Qui n’a pas tremblé d’effroi devant « Alien », mais qui a vu ce film au nom imprononçable de « Mechte Navstrechu » ?

Le collectif H.A.K. propose 60 minutes d’images anthologiques tournées en Union Soviétique. Illustrant des classiques tels que le fantastique film de Klushantsev « En route pour les étoiles », ou les visions délirantes de « Mars » et de « Luna », le collectif H.A.K. posera sa bande son bruitiste sur ces « space operas. »

BIG EASY CRAZY au 102, Grenoble (03-07.10.2014)





  • Samedi 4 octobre : Résidence Easy Big Crazy au 102, Grenoble
  • Dimanche 5 octobre : Résidence Easy Big Crazy au 102, Grenoble
  • Lundi 6 octobre : Résidence Easy Big Crazy au 102, Grenoble
  • Mardi 7 octobre : Résidence Easy Big Crazy + concert @ 102, Grenoble (Ouverture de saison)

Mardi 07 Octobre, 20h00, 5/8 € au choix
102 rue d'Alembert, Grenoble
http://le102.net/

Les portes du 102 s’ouvrent à 19h30 pour boire et manger. Les événements commencent à l’heure indiquée. 

Big Easy Crazy (Fr.)
Concert et plus

Du BRRRR du Craaaak gegege, des fiiiiiizzzz fizfiiiiiz et tacatacatactttttttkkk kk okook
multipliés par sept
pour l’ouverture du 102 22 00000 111 0 1111020211 ! 

H.A.K. Lo-Fi Record vient squatter le 102 et faire vibrer la bâtisse de long en large. Suite à quatre jours de résidence il nous propose son Grand Orchestre Bruitiste, le Big Easy Crazy, où sept musiciens, alliant électronique et acoustique, développent des codes et établissent des formes par la mise en place de règles de jeu, de contraintes et d’options aléatoires pour jouer ensemble. Après deux propositions basées sur le tirage au sort des interventions et la direction des musiciens par un éclairagiste chef d’orchestre (à Oullins en 2007 & Chartres en 2008), cette troisième résidence est plus exclusivement centrée sur la musique en intégrant un ingénieur du son au coeur du projet.

H.A.K. Lo-Fi Record est un collectif à géométrie variable qui réunit plus de 80 artistes internationaux, de formations et de pratiques diverses. Leurs horizons différents ont pour intérêt commun les notions de son et d’espace. Plus de 250 productions ; cd-r, vinyles, cassettes, vidéos, éditions jalonnent son parcours.

You’re welcome pour swinguer sur l’impro ! 




Anton Mobin : chambres préparées // Ayato : guitare, magnétophone // Carlos Groënland : machines // Der Kommissar : K7, machines // DMC : table tournante, percussions // SarAh MöNn : petit bordel électronique // Extrasystole : machines, capteurs // l’ingé son s’appelle Bertrand Larrieu

+
Projection en avant-première de "4160" de Malik Nejmi
Le film 4160 de Malik Nejmi (édition 1/4), entre également dans les collections du Maxxi, National Museum of XXI Century Arts in Rome, dans le cadre d'une coproduction pour le projet Open Museum/Open city.

Musique : Mathieu Gaborit

http://vimeo.com/106663182

ZOVIET COSMOS au Musée d'Art Contemporain de Lyon (08.10.2014)


Début des séances a 18:30
Gratuit

Musée d'art contemporain de Lyon
81 quai Charles de Gaulle, 69006 Lyon

Event FB




Le collectif H.A.K. propose 90 minutes de montage d’images issues de films tournés en Union Soviétique entre 1958 et 1968, accompagné d’une bande son bruitiste réalisée en live.

Les Américains ont marché les premiers sur la Lune et ont gagné la guerre des images en rachetant des films soviétiques de science-fiction des années 60 pour récupérer certains de leurs plans et trucages ! Qui connaît Pavel Klushantsev et ses artifices réalisés 10 ans avant "2001, l’Odyssée de l’espace" ?
 


Venez découvrir le fantastique Chemin des étoiles et les visions délirantes de Mars et Luna, lors d’un concert conçu comme un collage sonore et visuel.

Le collectif H.A.K. a été créé en 2001. Il réunit plus de 80 artistes internationaux et est à la fois un label de musique indépendante et un groupe de recherches sonores.

Seront présent :

Anton Mobin
Jean Bender
Sarah Mönn
Denis McCarty
Carlos Groënland
Shoï Extrasystole
Commando Koko
Ax Delbor
Ayato


vendredi 26 septembre 2014

BRAINSTORM PARTY


Line up 

20H DEE JILL (corrosive)
21h30 RUELGO THEDWARF (audio mutant) & ANTON MOBIN (chambres préparées)
22H QABBALAH
23H20 FAKEMOOD (concert)
00H10 GUILI GUILI GOULAG (concert)
01H00 JESSE POMMEROY (krsmtk)
02H00 DISSID (krsmtk)
03H00 FRANXEROX (new school is dead)
04H00 LAURENT LG (Le 9eme cercle)
05H00 TOOLSY (toolbox)
06H00 LETO AKA ANA CRUISE



samedi 20 septembre 2014

"Try To Crawl Out Of It" in The Sound Projector

Nouvelles Aventures
Written by


Read on The Sound Projector


Surprise, surprise ! This seems to be the common denominator in all three records here, though they do not operate in the same field, as Thomas Ankersmit takes the listener for a ride on the Serge analogue synthesizer, while Alexei Borisov/Anton Mobin conjugate tapes and electronics, dictaphone/voice, and Marc Baron exhumes his Hidden Tapes and plays with the readymade artifacts he supposedly dug out of memory. All three works are very much controlled ones, or so it appears to me, and the outmost quality I found there is a deep sense of adventure being offered : as a Raymond Roussel aficionado, I appreciate these three different trips around (and away from) my own room, blindfolded and headphones on :

Try To Crawl Out oF it 72348

Alexei Borisov / Anton Mobin

Try to Crawl Out of It
POLAND MATHKA CD (2013)


Somewhere else is where Alexei Borisov and Anton Mobin take us : their seemingly improvised delivery starts with clinical clicks that introduce resounding whip-cracks and reverberating bells : bouncing bass strings come and go, suspended time draw a prelude : anticipation, preparation, one expects a sudden dive : tension builds up to a concert of winding springs and rattles, inter-cut with mashed metal ! Tapes are somehow unwinding at high speed, spelling more start/stop/rewind action. Words here are mouthed as confessions or even a forgotten poem, with some hiccup-piano rather detuned (or is it my ears), looped. Blips and cuts, curves and hisses, snippets obliterating a conveyor belt-like chain, all crash and then erupts some tape-music. Down phased low sounds, while someone is busy manipulating unnamed objects, bells clang, machine stops. All along, there’s clattering going on with feedback, while a click-track allows a slight cadence; speech, multiple presences, the assembled music builds up, a pulse beats on ! People sometimes voice things over electronic dynamics, and all converge to a motor-like generator sound, gently humming as round shapes build up again, preceding interruption, with feedback sirens, and a beating heart can be heard behind simultaneous events. The beat frenzies upward and melts again, crashing like waves on the shore. It’s a high energy trip we’re going through, not some new-age meditation session.

Electronic glissandi introduce rotor movements, and here comes the gentle machine again, a grainy motor-thing spilling particles, shaking the air (though one can breathe). A beautiful fade-out even reverberates here and there. We’re dealing with a less clinical world here, though its adventurous qualities never suppress your air : you don’t suffocate the least bit, no.

Grains, blocks being moved, volumes changing, fast shrapnels, fluids; rotating landscape, whipping elements flying over. Sparks, as it sounds like. The whole soundscape here seems highly mineral, but with an inflammatory quality to it. As for the two other records, things sound like nothing unusual, nothing alien : operations giving shape to the sounds are like necessary ones : everything is precisely executed (or so it seems, according to a procedure) : whether there are mash-ups, they have to happen whenever they do. Then, surprise, concluding a breathy running sequence, a terminal punch brutally hits. You hadn’t seen it coming.

All along the successive tracks, we meet scraps of “romantic” songs punctured with obvious seams, fast material flying by, voices and vehicles. A subtle cooking of mashing explosions, firecrackers of bouncing elements, tapes winding/unwinding, strings, feedbacks on more clicks and cuts, along with cartoonish beings expressing urgency : communication deteriorates to a climax.

There’s something ritual, processual, building, that allows forms to emerge, in this record. One gives birth to a form, but it is inconstant, hard to sustain : a construction, tense and striving to keep its balance, that which is constantly attacked. Signals abound, like probes sent into the surroundings.

Around the end appears a crushing pandemonium conjuring a fun-fair animation : children, garlands. The dark visual information itself conveys this edgy quality, it’s mad as successive thoughts erupt and vanish madly within one person, within seconds.

Em003 in Gonzo Circus

A new review in Gonzo Circus regarding our album in trio with Kris Limbach and Hopek Quirin, released on emitter micro (Em003) ((in dutch))

Read on Gonzo Circus




Ki Records (distributie N.E.W.S.) / Emitter Micros (distributie Eigen Beheer)


Saved Once Twice is het debuutalbum van Sean Piñeiro, die van Utrecht naar New York, van Barcelona naar Berlijn het geluid achterna schijnt te reizen. Dat hij daarbij soms beperkt is tot het toilet als opnamestudio lijkt de producer niet al te erg te storen... De composities zijn samengesteld uit een schat aan samples uit alle richtingen, van jazz, folk, gospel en klassiek en meer. En dat wordt dan hier en daar weer vermengd met een kurkdroge, sprankelende mix van minimal, dub en IDM. Soms zit er meerdere jaren tussen de verschillende tracks, maar de kabbelend relaxte, wat vreemde, melancholieke en buitenaardse sfeer blijft het hele album door behouden.
Hopek Quirin, Anton Mobin en Kris Limbach namen begin 2012 op in emitter19, een studio in Berlijn. Dit album is daar de neerslag van. Met bas, dictafoon, drums, microfoons, cassettes en de ruimte zelf ontstonden zo zeven tracks die een mooie mix laten horen van een freejazz mindset en het gebruikmaken van elektronica. Freetronics, zoiets. Verwacht daarbij dus geen vastgestelde ritmes, maar juist een losgeslagen, schijnbaar richtingloze variant daarop. Het is moeilijk te onderscheiden hoe de muzikanten elkaar aanvullen en inspireren, maar nummer voor nummer is te horen hoe ze de spanning vast houden en elkaar steeds weer weten te treffen met verrassende wendingen.
Een duistere sfeer overheerst trouwens.

www.tailored-communication.com

door Arjan van Sorge (augustus 2014)

jeudi 18 septembre 2014

Grabuge Records à l'Antidote, Bordeaux


JEUDI 18 SEPTEMBRE 2014
L'Antidote, Bordeaux
Prix libre

GRABUGE RECORDS présente

MARTIAL BECHEAU & ANTON MOBIN
((M.A.O. / Improvisation / Radio Art / Cassette Manipulation))

Martial Bécheau

mardi 5 août 2014

Dread Falls Theatre presents FATHER DAGON in London



Dread Falls Theatre presents

FATHER DAGON


Father Dagon, the newest work by Victoria Snaith's Dread Falls Theatre, combines actors, dancers, musicians and visual artists to create a world in which roaming audiences experience H.P. Lovecraft’s fiction through multi-disciplinary storytelling.

Father Dagon is inspired by American horror author H.P. Lovecraft. Practically unknown before he died, he is now regarded as one of the most significant 20th-century authors in his genre. Specifically, the performance draws from stories of mysterious remote fishing communities whose brooding residents sercretly worship a dreadful monster under the sea.

Lovecraft said, “The oldest and strongest emotion of mankind is fear, and the oldest and strongest kind of fear is fear of the unknown.” This has been the main inspiration when transferring his work from page to stage. By creating a performance where the audience are free to roam, we have taken away the comfortable space between audience and performer, therefore creating a feeling of unknowing and fear. This will be intensified by using physical storytelling instead of aural to create an unknown language, much like that of Lovecraft’s creatures.

Music will play a large role in the experience. Improvisation musicians will play music that interacts with the movement of the performers, and vice versa, provided by Seesar, Anton Mobin, Akoustik Timbre Frekuency, and raxil4.

The unconventional instrumentation used by each of these artists will also contribute to the unfamiliarity of the setting through unique and less recognisable sounds.


 

 DATES: 27th – 30th August 2014

TIMES: Show times 7:30pm – 8:15pm and 9:15 – 10:30pm / Gallery & Bar open 10:00am - 11:00pm

VENUE: The Rag Factory, 16-18 Heneage St, London E1 5LJ

TICKETS: Weds 27th £10 / Thurs 28th, Fri 29th, Sat 30th £15

Tickets available here: http://www.skiddle.com/groups/dreadfallstheatre (select dates and times, including special preview shows, from listings)


GALLERY & BAR

Running alongside the Father Dagon theatre show, Dread Falls Theatre have arranged for national and international visual artists, all of whom are inspired by Lovecraft, to display and sell their work. Artwork will display throughout the bar, both of which will be open from 10am until 11pm on show days. Entry into the gallery and bar is free.

Displaying artists include Pavlina Bastlova, Joe Broers of Zomibquadrille, Jason McKittrick of Cryptocurium, Veronique Lady Goth, and Bruno Stahl.



INDIEGOGO CAMPAIGN

Why not check out the Dread Falls theatre IndieGoGo funding campaign? To aid the show in its success, DFT are asking for donations to help cover venue costs. Rewards for those who donate include Father Dagon tickets, DFT merchandise, and a special 1:1 secret scene performed just for you!

http://igg.me/at/fatherdagon





A deep review by Pierre Ketteridge :

A post-show trailer comprised of scenes filmed at the first run of Father Dagon, at The Rag Factory in London. This preview performance ran from Wednesday 27th to 30th August 2014.





Father Dagon with :

Victoria Snaith - Director and just about everything else
Kaz Brown - Assistant Director and The Deep One
Jake Harders - H. P. Lovecraft
Robb Wildash - The Sailor
Haydn Davis - The Cultist
David Cox - The Detective
Amy-Karen Watterson - The Crazed Lady
Suzie DeMarco - Make Up and Art
Bradley Goodbeer - Volunteer Leader (usually one of our actors)
Max Eaglestone - Volunteer (and you'll probably see him in upcoming stuff)
Marin O'Leary - Volunteer Leader (and another new actor)
Chris Elderwood - Volunteer (and new actor)
Andrew Page (as raxil4) - Musician
Antony Baron (as Anton Mobin) - Musician
Kevin White (as Akoustik Timbre Frekuency)
Will Connor (Seesar) - music director and musician

Paja Bastlova - Paintings
Bruno Stahl - Paintings and Prints
Veronique Lady Goth - Photography


lundi 16 juin 2014

Leaving Knowledge, Wisdom and Brillance / Chasing the Bird ?


Sonny Simmons : Leaving Knowledge, Wisdom and Brillance / Chasing the Bird ? 
Released on Improvising Beings, 2014
8 CD, ib025-026
3
8 tracks + 9 previews, total length: 7 hours 24 minutes 36 seconds pour célébrer les 80 ans de Sonny Simmons !


L'histoire de Sonny Simmons sur ce site :
http://www.sonnysimmons.org/ 


CD1-CD4 : Leaving Knowledge, Wisdom and Brilliance
avec Sonny Simmons, Bruno Grégoire, Julien Palomo, Michel Kristof


CD5-CD8 : Chasing the Bird ?
avec Sonny Simmons, Other Mather, Nobodisoundz, Aka_Bondage, Anton Mobin
 


Quelques mots de Guillaume Belhomme (le son du grisli) dans le livret...


Trop volage pour battre pavillon, le vaisseau dans lequel a récemment embarqué Sonny Simmons arborait quand même un étendard, qui claqua au vent avant d’être arraché au fuselage. C’est que l’engin sut atteindre les hauteurs auxquelles la mission Leaving Knowledge, Brilliance And Wisdom l’obligeait. Retrouvé en proche banlieue de Birmingham, Alabama, ce qu’il reste de cet étendard présente aujourd’hui encore, inscrite en lettres de feux, une devise qui dit assez bien le grand air de défi qu’affichaient Simmons et les membres de son équipage (Anton Mobin, AKA_Bondage, Michel Kristof et Julien Palomo) au moment du départ : Instrumental Martial Arts of Tomorrow.

Le voyage a été long, mouvementé, et ce ne sont que cinq de ses « moments » que l’Instance Bienveillante (IB) a jugé bon, sinon de révéler au public, en tout cas de ne pas taire plus longtemps. Fragmenté, c’est là un journal de bord qui raconte par le son – on y distinguera même quelques instruments – les tremblements de la machine avant son décollage, les appréhensions de ses passagers, leurs réactions contrariées devant l’Inconnue comme les façons qu’ils auront eu d’éviter ses écueils à coup d’improvisations bravaches, de disputes salutaires, d’accords suspendus, enfin, de charmes que souffle Simmons à l’approche du Serpent.

Après avoir croisé le fer avec satellites, poussières et comètes, l’appareil adressa un message à l’étranger qui, peu méfiant, répondit par une aimable invitation : là, le saxophone accuse les différents paliers de la descente, le métal fait grincer sa fatigue, et c’est la rencontre. Cordiale, surprenante même : l’hôte fit en effet part de son exaltation dans un langage imprévisible, qui fuse et crépite… de quoi plaire au commandant Simmons, qui saisit alors tout le sens de la mission rétro futuriste qui lui a été confiée (suite aux explorations de Paul Bley et Annette Peacock, Joe McPhee avec John Snyder, Anthony Braxton ou George Lewis avec Richard Teitelbaum). Sens, qu’il s’empressa de signifier à la faune en liesse – selon l’état actuel de nos recherches, employer le mot « faune » n’est pas faire injure à l’hôte en question – en usant d’un idiome qu’elle et elle seule pouvait sans doute comprendre : « Shaga-Uga ».

La formule est plusieurs fois répétée. Après quoi, silence radio. Les enregistrements ne disent rien des conditions dans lesquelles a été effectué le voyage de retour ni à quel moment ses jeunes coéquipiers se sont aperçus de la disparition du commandant. Leurs témoignages n’ont pu faire avancer l’enquête ; à cette heure, le mystère reste entier. Pour ne pas être suspectée de conspiration, l’IB a fait nommer Huey Sonny Simmons Chevalier du Grand Ordre du Clavier Galactique et, à un journaliste qui l’interrogeait sur l’affaire, a répondu en ces termes : « C’est la vie… »



INSTRUMENTAL MARTIAL ARTS OF TOMORROW
(cd5)


Enregistré à Paris en juin 2013
Mixé par Anton Mobin et Aka_Bondage

Masterisé par Benjamin Duboc

Sonny Simmons : alto saxophone, cor anglais, voix

Julien Palomo : synths
Michel Kristof : guitare, esraj
Aka_Bondage : processed guitar
Anton Mobin : chambres préparées